Il y a cinq ans, j’ai choisi de changer de vie. Petite-fille de paysan et écologue de formation, j’ai retrouvé ici un lien essentiel avec la terre, la nature… et les animaux. Les ânes ont rapidement rejoint mon quotidien : de vrais compagnons de vie, doux, sensibles et au cœur de mon projet. Aujourd’hui, je suis profondément heureuse de cette nouvelle vie qui me ressemble.
Mon objectif est de redonner à l’ancienne exploitation de mes grands-parents une véritable dynamique, pour la faire revivre et la transmettre. J’ai commencé par restaurer la châtaigneraie, les parcelles de myrtilles sauvages et les framboisiers. Cet hiver, je plante de nouveaux fruitiers, en privilégiant les variétés anciennes, et au printemps, les premières ruches viendront enrichir la biodiversité du lieu.
Engagée de longue date dans la préservation de l’environnement, je cherche chaque jour à concilier biodiversité, production de qualité et accueil du public. Sans intrants chimiques, avec une gestion raisonnée de l’eau, du paillage, un entretien soigné des espaces naturels… Je développe une agriculture à taille humaine, respectueuse du vivant, et que je partage avec mes fidèles compagnons aux longues oreilles.

Mais qui est donc ARTEMIS ?

Artémis est la déesse grecque de la vie sauvage,

mais aussi une belle plante aux multiples vertus, l’Armoise, très fréquente autour de la ferme, presque envahissante !

L’Armoise commune (Artemisia vulgaris) est une magicienne protectrice.

Le Grand Albert, célèbre grimoire, indique que l’armoise possède toutes les vertus : « Celui qui a soin d’avoir toujours sur lui cette herbe ne craint point les mauvais esprits, ni le poison, ni l’eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire »

L’armoise est aussi utilisée en cuisine pour parfumer les volailles mais aussi des gâteaux sucrés ou salés.

L’Armoise possède de nombreuses propriétés thérapeutiques reconnues : tonique, fébrifuge, antispasmodique, vermifuge ….

Mais c’est surtout une plante qui soulage les maux des femmes.

« Si les femmes connaissaient le pouvoir de l’Artémis elles en porteraient tous le temps sous leur chemise » !